Vipassana, un des aspects de la méditation et un mouvement de pratique Vipassana signifie voir clairement et en profondeur. Couplé à samatha (la concentration, la tranquillité, le calme mental), vipassana permet de
découvrir la réalité des choses telles qu'elles sont, au-delà
de nos perceptions habituelles et confuses. En tant qu'un des aspects de la méditation, vipassana est présent dans toutes les traditions bouddhiques. "Sauf exception, un Occidental a du mal à s'identifier complètement à une orthodoxie asiatique. Quand on analyse l'histoire du bouddhisme, on remarque deux choses : d'une part, que chacune des traditions asiatiques s'est développée en réponse à des besoins précis de pratiquants, dans des cultures particulières et à des moments précis de leur histoire culturelle ; d'autre part, que chacune de ces traditions a laissé dans l'ombre des pans entiers de la tradition originelle". Stephen Batchelor, Entre Orient et Occident. Aux Etats-Unis le mouvement psycho-thérapeutique s'intéresse à vipassana. Il en utilise les méthodes dans les hôpitaux et tend à influencer son développement ; notons enfin que des pratiquants vipassana sont activement engagés dans le mouvement de protection de l'environnement. Certains s'investissent aussi dans les prisons et dans le domaine des soins palliatifs. Se reporter à l'article de Gil Fronsdal et à celui de Stephen Batchelor.
"Pour préserver l'intégrité de la tradition, il nous faut distinguer
ce qui est essentiel à son intégrité et ce qui en est périphérique,
nous devons pouvoir séparer les éléments nécessaires
à la survie de la pratique du dharma des artéfacts culturels étrangers
qui pourraient constituer un obstacle à cette survie".
Stephen Batchelor Le bouddhisme libéré des croyances, page 166.
"La compassion est le coeur et l'âme de l'éveil.... On l'entrevoit quand
la barrière du soi est levée, et que l'existence individuelle capitule
devant le bien-être de toute l'existence. Il est alors parfaitement clair
que nous ne pouvons pas atteindre l'éveil pour nous-mêmes : nous
pouvons seulement participer à l'éveil de la vie".
La motivation la plus haute peut embrasser toutes nos bonnes uvres - nous pouvons
donner pour motivation à tous nos actes, et à notre aspiration à
l'illumination complète, le bien et le bien-être et tous les êtres.
Nous comprenons que notre pratique spirituelle n'est pas faite pour nous uniquement,
mais pour l'éveil et la libération de tous. C'est ce qu'on appelle
la Bodhicitta. Je trouve que pratiquer la Bodhicitta a profondément transformé
mon chemin spirituel. Avant d'intégrer cette motivation plus élevée
à ma pratique, je savais que le fait de mettre soi-même en uvre
des moyens de purification ne pouvait qu'être bénéfique à
ceux qui vous entourent. Si nous sommes plus généreux et plus aimants,
plus sages et plus compatissants, moins coléreux et moins peureux, bien
sûr, le monde qui nous entoure n'en sera que meilleur. Donc je savais que
la pratique spirituelle aide toujours les autres aussi bien que moi-même.
Extrait de "Le bien de tous", par Joseph
Goldstein, in "Le Dharma de Saint Benoit" page 40 (Editions Kunchab)
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