Quatrième de couverture
Un
texte au style succulent débarassé des lourdeurs répétitives
du genre classique. Pour cette attrayante et claire exposition André Ferdinand
Hérold rendait hommage à l'amicale attention du grand Sylvain Levy.
Avertissement La Vie du Bouddha qu'on va
lire n'est pas une uvre de fantaisie, et je crois bon d'indiquer les principaux
parmi les livres, anciens ou modernes, que j'ai consultés. J'ai,
le plus souvent, suivi le Lalita-Vistara. Il y a du fatras
dans ce livre où se mêlent aux récits légendaires les
dissertations scolastiques. Là pourtant nous ont été gardées
de précieuses traditions sur les origines du héros, sur son enfance,
sur sa jeunesse; on nous apprend comment il fut élevé, on nous raconte
quelles furent ses premières actions. J'ai fait grand usage aussi
d'un poème excellent, le Bouddhacarita d'Açvaghosha.
Dans quelques chapitres j'en ai reproduit les termes presque littéralement.
Le texte du Bouddhacarita a été édité par E.-B. Cowell.
J'ai introduit dans le livre plusieurs jâtakas. Ce sont
des contes où le Bouddha rappelle ses vies antérieures. On en trouvera
un certain nombre dans un vaste recueil, l'Avadânaçataka.
Deux ouvrages modernes: Le Bouddha, de M.H. Oldenberg,
traduit par M. A. Foucher, et l'Histoire du Bouddhisme dans l'Inde,
de M.H. Kern, traduite par M. Gédéon Huet, m'ont aussi
beaucoup servi; de même différents travaux, imprimés dans
des revues scientifiques. Ainsi, pour l'émouvante histoire de Viçvantara,
j'ai mis à profit une version sogdienne, publiée dans le Journal
asiatique, par R. Gauthiot. Enfin, je ferais preuve de la pire ingratitude
si je ne remerciais publiquement mon vieil Sylvain Lévi des affectueux
conseils qll'il m'a sans cesse prodigués. Et puisse le lecteur
prendre intérêt à la merveilleuse aventure du prince Siddhârtha
qui sut, par la méditation, découvrir la suprême sagesse.
A. Ferdinand Herold |