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Bibliographie
Thématique
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La
Terre du Bouddha
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Sous-titre
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Philippe
Cornu
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Seuil
- 2004
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317
pages € 49,00
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300
photographies de Michel Gotin
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Ouvrage
admirable sur le bouddhisme asiatique, complet, soigné, très bien
documenté et merveilleusement illustré. Un travail énorme.
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Quatrième de couverture Associant un texte vivant, précis et narratif à environ 300 photographies réalisées dans l'ensemble des pays asiatiques concernés, la terre du bouddha retrace l'histoire et le développement du bouddhisme et des ses idées, ses rapports avec les coutumes et les anciennes croyances locales. Enrichi de nombreux encadrés la fois historiques et explicatifs quant aux rituels, à l'architecture, aux comportements religieux et sociaux, etc., le texte de Philippe Cornu permet aussi de découvrir le bouddhisme de l'intérieur, dans l'originalité de ses réponses aux grandes questions spirituelles de l'humanité. Par-delà la description des monuments, des expressions de l'art bouddhique et de la vie des moines, ils s'agit de se plonger dans la vie quotidienne des pays bouddhistes et de se pencher sur l'environnement culturel qui a contribué à l'étonnante diversification des formes du bouddhisme. Le livre se présente comme un voyage itinérant à travers les différentes aires culturelles du bouddhisme : l'Inde d'abord, berceau du bouddhisme, l'Asie du Sud-Est ensuite, puis la Route de la soie qui s'ouvre sur les mondes chinois, vietnamien, coréen et japonais ; et enfin l'aire culturelle himalayenne et tibétaine ainsi que la Mongolie. L'ouvrage s'ouvre et se referme sur une réflexion sur la situation actuelle et à venir du bouddhisme dans le monde d'aujourd'hui et plus particulièrement sur ses rapports avec l'Occident. |
Présentation (lire le texte ci-après) L'Inde, berceau du bouddhisme Le
contexte indien et le brahmanisme Le
bouddhisme en Sri Lanka et en Asie du Sud-Est Le
bouddhisme en Asie centrale Le
bouddhisme sino-japonais Le
bouddhisme au Népal Le
bouddhisme tibétain Bouddhisme
et modernité
Le texte qui suit est extrait de la présentation du livre Bouddhisme « savant » et bouddhisme « populaire » Il
est habituel, dans les milieux universitaires occidentaux, de distinguer le bouddhisme
savant, dont létude serait la bouddhologie, du bouddhisme populaire,
dont lobservation relèverait de lethnologie, Cette distinction
nest pas seulement le fait de savants occidentaux, on la rencontre chez
certains érudits tibétains, dans le Theravada moderne et dans certains
courants intellectuels du bouddhisme japonais contemporain, Mais elle semble sêtre
renforcée en Asie au contact de la culture occidentale. Cette attitude,
qui tend à considérer que le bouddhisme comporte deux pôles
séparés nayant pas grand-chose en commun, ne me semble ni
très juste ni dénuée de sous-entendus. Nest-ce pas
notre désir dune religion non théiste, rationnelle et dépourvue
de tout élément irrationnel ou superstitieux qui se trouve tapi
derrière cette idée ? Sil
existe bel et bien une grande tradition scripturaire détude des textes
canoniques qui forme un trait dunion entre les diverses traditions bouddhiques,
il est également vrai que le bouddhisme sest fortement teinté
des traditions populaires quil a rencontrées au cours de son expansion
historique et géographique. Mais on oublie que, quelles que soient ses
expressions, le bouddhisme est avant tout une doctrine qui se traduit par une
pratique spirituelle - quelle soit le fait de moines, de laïcs ou des
deux communautés réunies -, et là se situe le lien entre
bouddhisme savant et bouddhisme populaire. En effet, si cette pratique qui comprend
essentiellement la discipline éthique (sk. sîla), le recueillement
méditatif (sk. samâdhi) et le développement de la connaissance
supérieure (sk. prajñâ) ne peut faire abstraction de lenvironnement
et des cultures locales, elle possède également la capacité
de les intégrer. Le plus souvent, ce sont les moines officiants, ou bien
les yogis quand il y en a, qui assument à la fois la pratique bouddhique
fondamentale et lexécution des rituels liés à la culture
populaire, réalisant ainsi un lien social indispensable avec la population
laïque et assurant lintégration des croyances locales au bouddhisme
officiel. Quelle unité sous la diversité dexpressions ? Derrière
la diversité des traditions bouddhiques et de leurs expressions culturelles,
y a-t-il une unité, un fonds commun qui se dégage ? Si lon
ne regarde que les formes extérieures ou les rites, on peut être
tenté de répondre par la négative ou, pire encore, de considérer
que certains types de bouddhisme, les plus épurés par exemple, constitueraient
le véritable bouddhisme, tandis que dautres, plus sophistiqués
et très colorés par les rituels, en seraient des formes dégénérées,
Dans ce piège grossier, nombre dOccidentaux sont tombés qui
considèrent des approches telles que le Zen ou des formes simplifiées
du Theravada comme plus authentiques ou plus proches dune tradition originelle
que le bouddhisme tantrique du Tibet par exemple. Outre le mythe dun bouddhisme
rationnel évoqué plus haut, plusieurs facteurs encouragent cette
méprise : le besoin presque compulsif de formes de spiritualité
à la fois profondes, simples et directes - qui tient souvent dune
réaction inconsciente aux rituels incompris de nos propres religions -
et le rejet des formes élaborées et chargées de symboles
peut-être dû à un conditionnement monothéiste ; la méconnaissance
des enseignements textuels et oraux du bouddhisme ; et surtout lignorance
des formes effectives que ces bouddhismes prétendus épurés
présentent dans leur pays dorigine. |
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![]() ©Philippe Lelluch |
Philippe
Cornu
Philippe
Cornu est chargé de cours en anthropologie religieuse à l'INALCO
et président l'Université bouddhique européenne (UBE). Familier
du bouddhisme depuis près de 25 ans, il est l'auteur de plusieurs ouvrages
et traductions sur le bouddhisme et la culture tibétaine ainsi que du Dictionnaire
encyclopédique du bouddhisme (2001) |